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Le client. La
première chose qui est importante de ne pas oublier, c'est que sans demande, il n'y aurait pas d'offre. Ce n'est pas que des proxénètes qui prostituent des jeunes filles, il y a aussi le client. Ces hommes appuient, dans la plupart des cas, leur argumentation sur le fait
qu'ils ont de la difficulté à rencontrer des femmes et qu'ils connaissaient un fort sentiment de solitude, parfois même s'ils sont en ménage. Ils ont toujours mille et une bonnes raisons de se défendre, ils
se disent victimes de jeunes filles séductrices. Cependant, les épreuves et les traumatismes vécus par ces filles, y compris lorsqu'ils ont été impliqués, ils n'en savent rien. Ils oublient que les jeunes
filles prostituées ressentent rarement du désir envers leurs clients, mais plutôt du dégoût. On peut se questionner à savoir qu'est-ce qui attire ces hommes à rechercher des mineures. Dans la plupart des cas, ces hommes recherchent une certaine
volonté de contrôle et de domination. Il y a aussi l'érotisation de ce qui est interdit. Comme on voit dans plusieurs grandes religions et cultures, celles-ci associent transgression et sexualité. Cela est
tellement fort, que certaines personnes en viennent à érotiser ce qui leur est interdit. Un autre point important, est celui de l'hypersexualisation. La société dans laquelle nous vivons, met l'accent sur la
jeunesse et le corps, ce qui joue dans la mentalité des gens. Le
désir, quel qu'il soit, n'étant pas un penchant « guérissable », chaque homme a la responsabilité de respecter la liberté et l'intégrité physique d'autrui, a fortiori lorsqu'il s'agit de jeunes en
état de vulnérabilité, et de contrôler ses pulsions prétendument irrépressibles. Travail réalisé à l'aide du livre de Michel Dorais; Jeunes filles sous influence. |